Localisation : Bali - IndonésieCoordonnées : 8.34 S
115.5 E
Altitude maximale : 3142 m (a.s.l)
Volcan gris - Stratovolcan
Vue du temple Pura Pasar Agung et du volcan (Gunung) Agung en arrière plan.
Crédit photo : Alexandre Pascault
Accessibilité : Deux chemins existent. Depuis le temple Pura Pasar Agung, compter environ 3h heures de marche par la voie Sud pour atteindre la côte de 2900
mètres. Pour atteindre le sommet du volcan il convient de partir depuis le temple Pura Besakih mais le dénivelé de 2000 mètres réserve ce chemin aux bons grimpeurs. Il semble que l’on puisse
s’affranchir des services d’un guide pour cette ascension. En tant que point culminant de l’île le volcan accroche tous les nuages et le temps peut très vite tourner au froid et à la
pluie.
Point culminant de Bali et véritable objet de culte pour les Hindouistes balinais, le volcan Agung domine du haut de ses 3142 mètres l’extrémité Est de l’île emblématique de l’archipel indonésien. L’édifice volcanique est composé d’un stratovolcan unique coiffé d’un cratère sommital de 500 mètres de diamètre pour 200 de profondeur. La vue depuis le sommet permet d’apprécier la forme parfaite de la Caldeira du volcan Batur situé à seulement quelques kilomètres au Nord-ouest. Cette caldeira est le résultat de l’effondrement du Batur sur lui même il y a environ 20 000 ans alors que le volcan avait une taille à peu près comparable à celle de l’actuel Agung.
Le moins que nous puissions dire est que ce volcan est peu documenté. En effet, peu d’études scientifiques ont été menées visant à connaître son fonctionnement et la nature de ses rejets si bien qu’il est assez aisé de penser que son comportement est similaire à celui de son proche voisin, le Gunung Batur. Ce manque de données est lié à la relativement longue période d’inactivité séparant deux phases éruptives (environ 100 ans), ce qui semble court à l’échelle de nombreuses régions du globe mais long en Indonésie compte tenu du nombre de volcans en activité permanente.
Ce volcan a cependant fournit aux scientifiques les meilleures données concernant une perturbation atmosphérique volcanique lors de l’éruption de 1963, ce qui à notamment servi à élaborer un modèle sur la structure thermique atmosphérique. L’éruption, la seule répertoriée depuis 1843, produisit l’équivalent de 0.95 km3 de roches (Self et King, 1996). Les produits éjectés furent très hétérogènes en termes de composition, allant de basaltes jusqu'à des basaltes andésitiques et andésites ; ce qui tend à montrer un fort mélange au sein de la chambre magmatique. D’après Self et King, le mélange a eu lieu peu de temps avant l’éruption avec l’injection de magma basaltique dans une chambre contenant essentiellement un magma andésitique. Une conséquence de cette hétérogénéité magmatique est que la dynamique de l’éruption fut elle aussi assez complexe, débutant par une importante coulée de lave à la fin février et évoluant petit à petit vers une dynamique explosive. Le paroxysme fut atteint le 17 Mars où de nombreuses nuées ardentes tuèrent plus de 1700 personnes.
Point culminant de Bali et véritable objet de culte pour les Hindouistes balinais, le volcan Agung domine du haut de ses 3142 mètres l’extrémité Est de l’île emblématique de l’archipel indonésien. L’édifice volcanique est composé d’un stratovolcan unique coiffé d’un cratère sommital de 500 mètres de diamètre pour 200 de profondeur. La vue depuis le sommet permet d’apprécier la forme parfaite de la Caldeira du volcan Batur situé à seulement quelques kilomètres au Nord-ouest. Cette caldeira est le résultat de l’effondrement du Batur sur lui même il y a environ 20 000 ans alors que le volcan avait une taille à peu près comparable à celle de l’actuel Agung.
Le moins que nous puissions dire est que ce volcan est peu documenté. En effet, peu d’études scientifiques ont été menées visant à connaître son fonctionnement et la nature de ses rejets si bien qu’il est assez aisé de penser que son comportement est similaire à celui de son proche voisin, le Gunung Batur. Ce manque de données est lié à la relativement longue période d’inactivité séparant deux phases éruptives (environ 100 ans), ce qui semble court à l’échelle de nombreuses régions du globe mais long en Indonésie compte tenu du nombre de volcans en activité permanente.
Ce volcan a cependant fournit aux scientifiques les meilleures données concernant une perturbation atmosphérique volcanique lors de l’éruption de 1963, ce qui à notamment servi à élaborer un modèle sur la structure thermique atmosphérique. L’éruption, la seule répertoriée depuis 1843, produisit l’équivalent de 0.95 km3 de roches (Self et King, 1996). Les produits éjectés furent très hétérogènes en termes de composition, allant de basaltes jusqu'à des basaltes andésitiques et andésites ; ce qui tend à montrer un fort mélange au sein de la chambre magmatique. D’après Self et King, le mélange a eu lieu peu de temps avant l’éruption avec l’injection de magma basaltique dans une chambre contenant essentiellement un magma andésitique. Une conséquence de cette hétérogénéité magmatique est que la dynamique de l’éruption fut elle aussi assez complexe, débutant par une importante coulée de lave à la fin février et évoluant petit à petit vers une dynamique explosive. Le paroxysme fut atteint le 17 Mars où de nombreuses nuées ardentes tuèrent plus de 1700 personnes.
Aujourd'hui, et malgré l’apparition de temps à autres de quelques panaches de fumées s’échapant du cratère sommital, aucun signe de réveil du volcan ne semble être observé.
Par Tethys
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Publié dans : Asie du sud-est
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Communauté : Géologie
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Localisation : Halmahera, Indonésie
Localisation :
Ile de Java, Indonésie.