Localisation : Ile de la Réunion - Océan Indien
- France
Coordonnées : 21.23 S
55.71 E
Altitude maximale : 2631 m (a.s.l)
Volcan rouge
Accessibilité :
Le cratère Dolomieu, sur le flanc Est du Piton de la Fournaise, est le cône volcanique principal de l'édifice.
Photo Gauthier Gérard
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Par Tethys
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Publié dans : Afrique
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Localisation : République démocratique du Congo
Coordonnées : 1°31' S
29°15' E
Altitude maximale : 3469 m (a.s.l)
Description succinte : stratovolcan rouge
Photo www.swisseduc.ch
Accessibilité : Il faudra impérativement être accompagné.
Ce volcan est une destination proposée par l'équipe d' Aventures et Volcans.
Montagne emblématique de la République Démocratique du Congo (ex Zaire), le Nyiragongo est un stratovolcan composé principalement par un cône principal (3469m)
flanqué par deux autres cônes : le Baruta (3100m), au Nord et le Shaheru, au Sud. Cette distribution N-S est liée à la faille principale de la région (faille de la Virunga) qui est
précisément orientée dans ce sens. Le tracé de cette faille est d’ailleurs aisément visible sur la topographie du site.
Installé à 18 km du lac Kivu, au Nord de la ville de Goma, le Nyiragongo appartient à la province volcanique de la Virunga. Cette province fait partie de la branche
Ouest du grand Rift Est Africain (EARS) qui s’étend sur plus de 2500Km depuis la Mer Rouge jusqu’au Mozambique et son apparition est liée à l’intersection du rift principal Albert, orienté N-S,
avec deux autres bassins en distension : le rift Kamatembe venant du Nord-ouest et la Baie de Bufumbira de l’Est.
Le volcanisme du Rift Est Africain a débuté en Ethiopie il y a environ 45 millions d’années avec des dépôts basaltiques puis la zone d’activité s’est
« rapidement » propagée vers le Sud au fur et a mesure de l’ouverture du bassin avec une variation très importante des propriétés volcaniques et géochimiques selon les régions
traversées. Les premières manifestations volcaniques observées au niveau de la province de la Virunga remontent à 11 millions d’années avec l’apparition de plusieurs volcans. De nos jours, seule
la partie située à l’Ouest de la faille de la Virunga est active et les deux volcans Nyiragongo et Nyamuragira en sont les principales structures associées.
Bien que séparés de seulement 15 km et bien que leurs périodes d’activité soient toujours simultanées, ces deux volcans ont des comportements totalement différents
et le Nyiragongo a attiré vers lui tous les regards. Le Nyiragongo présente deux caractéristiques très particulières qui en ont fait sa notoriété :
- Tout d’abord, c’est l’un des 4 volcans au monde possédant, au centre de son cratère principal, un lac de lave permanent (le nombre de 4 est une
valeur courament admise même si leur nombre varie en réalité entre 2 et 4). Ce lac a été évoqué lors de la première description géologique connue du volcan, en 1894 mais il s’est au moins par
deux fois entièrement vidangé à la suite de fractures ouvertes sur les flancs du volcan en 1977 et 2002. La dernière crise de 2002 a d’ailleurs soulevé de fortes craintes sur un plan humanitaire
alors que la lave dévalait le flanc du volcan en direction de Goma avant de fort heureusement se détourner en direction du lac Kuvu. Les scientifiques estiment à 300m la hauteur de la lave dans
le cratère avant sa vidange.
- La seconde particularité de ce volcan est liée à sa composition géochimique puisque, exception faite des volcans rejetant des carbonatites comme
le OlDoinyo Lengaï, il s’agit du volcan émettant la lave la plus fluide au monde. Cette particularité est liée à une très forte concentration en éléments alcalins d’un côté et à une très faible
teneur en silice de l’autre qui classe les laves de ce volcan dans le domaine foidique sur la classification de Cox (voir graphique).
Malgré cette caractéristique, peu d’études ont été menées permettant d’expliquer l’origine de ce comportement et la raison de cette singularité à seulement 15 km de son voisin. Une étude réalisée
par Chakrabarti, R. et al et publiée début 2009 propose cependant une réponse : selon les auteurs, compte tenu des résultats isotopiques obtenus et des valeurs plus importantes en carbonates
observées sur le Nyiragongo, les laves émises par les deux volcans proviendraient d’une même source de composition hétérogène (panache) mais le Nyiragongo serait alimenté directement depuis une
plus grande profondeur par la fusion partielle d’un assemblage de sources mantelliques carbonatées riches en phlogopite. Sachant que le domaine de stabilité de la phlogopite ne lui permet pas
d’être présente à une profondeur inférieure à 150km (Modreski and Boettcher, 1970; Foley, 1993) et compte tenu du faible enrichissement en silice et en LREE observé indiquant qu’il n’y a pas eu
de contamination crustale, il semblerait que cette source soit cantonnée à une profondeur supérieure 150km, dans l’asthénosphère, avec au dessus d’elle le craton tanzanien lui empêchant l’accès
aux couches supérieures de la lithosphère.
Compte tenu de la quantité de population présente aux abords du volcan, de son activité et de ses caractéristiques, le Nyiragongo est considéré comme l’un des
volcans les plus dangereux de la planète.
Par Tethys
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Publié dans : Afrique
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Localisation : Canal du Mozambique, Océan Indien
Coordonnées : 19250 S
45,10 E
Altitude maximale : 660 m
Description succinte : ïle volcanique, volcan éteint
Crédit photo : Google Earth
Situé au Nord-Ouest de Madagascar, dans le canal du Mozambique, l’archipel des Comores est composé de quatre îles majeures qui sont d’Ouest en Est Grande Comore,
Mohéli, Anjouan et Mayotte. Leur âge croissant vers l’est et leur alignement sont le résultat du déplacement le long d’un axe NW-SE de la plaque somalienne au dessus d’un point chaud, dont le
volcanisme est actuellement représenté sur Grande Comore par le volcan Karthala.
Entourées par l’un des plus beaux lagons de la planète, Grande Terre et Petite Terre (Pamandzi) constituent l’ensemble insulaire de Mayotte. Cette collectivité
départementale d'outre-mer française de 374 km² est l’édifice volcanique émergé le plus ancien de l’archipel des Comores, l’érosion due à son âge, estimé autours de 8 Ma, et la forte subsidence
que connaît l’île sont responsables de la faible altitude des reliefs terrestres qui ne culminent qu’à 660 m au sommet du mont Bénara.
D’un point de vue géomorphologique, Mayotte est constituée de quatre massifs volcaniques qui ont permis au BRGM de retracer son histoire comme étant la
suivante:
- Les massifs Mtsamboro à l’extrême Nord-Ouest et Bouéni au nord, au centre et au sud sont les témoins des deux importants volcans bouclier nés il y a environ 15Ma
sur le plancher océanique et dont les basaltes fortement sous-saturés sont à l’origine de la formation d’une grande partie de Grande Terre entre 8 et 5 Ma. A partir de 5 Ma ces volcans commencent
à se fissurer à leur périphérie, permettant à de longues coulées de laves fluides de s’épancher sur de grandes distances en empruntant les vallées creusées par l’érosion. Ces longues coulées,
plus jeunes et donc moins altérées, forment actuellement des pointes se jetant dans la mer. Aux alentours de 3,3 Ma la composition des laves devient alcaline pour former des phonolites, plus
visqueuses, qui empruntent les fissures du volcan pour atteindre la surface sous forme de dômes ou de neck dont le Mont Choungui et la pointe Saziley en sont des témoins.
- Entre 2,5 et 1,4 Ma, une distension N-S est à l’origine de l’amincissement et de la fissuration du plancher océanique. La remontée de magma associée à ce phénomène
entraîne une baisse de sa pression interne et l’augmentation de son taux de fusion. Ce phénomène est à l’origine de la formation de l’importante masse de phonolites du massif M’Tsapere, au
Nord-Est de Grande Terre.
- Le dernier massif, composé de la pointe Nord-Est de Grande Terre et de Petite Terre, date de moins d’un million d'année et est lié à la remontée d’un magma
trachytique dans un contexte marin. A cet endroit, la rencontre de l’eau et du magma visqueux est à l’origine d’un volcanisme phréato-magmatique très explosif responsable du rejet de nombreux
débris pyroclastiques et de la formation de cratères comme ceux que l’on retrouve proche de Kawéni, où, dans un passé plus récent le maar Dziani Dzaha. On peut également remarquer, dans une
proportion plus modeste, un magmatisme de type strombolien ayant formé de petits cônes visibles proche de Mamoudzou ou formant « Le Rocher » de Dzaoudzi.
D’un point de vue pétrologique, la différence observée dans la composition des laves, et notamment leur teneur en silice, est expliquée à Mayotte par la variation du
taux de fusion d’une source magmatique identique et homogène, un taux de fusion plus élevé favorisant une plus forte interaction entre le panache mantellique ascendant et le plancher océanique et
donc la formation de laves plus riches en silice. La présence de forces en distension ayant favorisé l’amincissement de la croûte et le rapprochement du magma avec la surface, la baisse de
pression associée à permis d’atteindre un taux de fusion plus important à l’origine de la remontée des phonolites du massif M’Tsapere.
On a longtemps cru que les dernières traces de volcanisme à Mayotte dataient de plusieurs centaines de milliers d’années mais à la fois les dernières études datant
de 2003 ayant révélé la preuve d’un volcanisme récent (7 000 ans) et la mise en évidence en 1998 par une équipe du Centre d'océanologie de Marseille de la présence de bulles de gaz carbonique
acide s’échappant d’un petit cratère sous-marin permettent de penser qu’il pourrait encore exister une manifestation volcanique sous l’Ile au Lagon…
Par Tethys
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Publié dans : Afrique
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