Vos photos nous intéressent, envoyez-nous vos photos de volcans, nous les publierons sur notre site avec plaisir en y ajoutant votre nom. Noubliez pas de légender vos photos (nom du volcan, date, lieux...)


Syndication

  • Flux RSS des articles

Amérique du sud

Localisation : Patagonie, Chili


Coordonnées : 42°50' S
                    72°36' O


Altitude maximale : 1122 m


Description succinte : volcan gris


Accessibilité : l'accès au sommet est peu recommandé pour le moment et probablement soumit à autorisation...





Crédit photo : Wikimedia



Le volcan Chaitén, inconnu du grand public et de la majorité de la communauté scientifique au début du printemps dernier, est devenu depuis l’un des volcans les plus médiatique de cette fin d’année 2008. La faute à une éruption aussi spectaculaire qu’inattendue survenue le 1 mai 2008 après un sommeil de près de 10 000 ans. Le volcan est ainsi passé en seulement quelques heures d’un paisible édifice de taille modeste à un montre de cendre et de feu crachant ses produits à près de 30km de haut !

Parce qu’il situé dans une région peu peuplée au nord de la Patagonie chilienne, dans le golf de Corcovado, l’histoire et l’environnement du Chaitén ont été très peu étudiées et encore à l’heure actuelles peu sont les informations le concernant. L’édifice volcanique est composé d’un cône culminant à environ 1100 m d’altitude coiffé par une caldeira de 3500 m de diamètre orientée sur son flanc sud. Au centre de cette caldeira, dont la formation semble être proche de 100 000 ans, croît un dôme de rhyolite odsidienne. Cette composition très riche en silice est explicable par le refroidissement brutal (à l’échelle géologique) d’un magma granitique produit de la fusion de la croûte continentale, très épaisse sous les andes. L’effet de « trempe » produit sur la lave ne lui laisse pas le temps nécessaire pour cristalliser, ce qui lui confère un aspect vitreux.

La lave très peu visqueuse produite par le volcan s’installe sous forme d’un dôme à la surface et agit comme un véritable bouchon. La rupture d’un tel bouchon sous la pression des gaz crée une éruption de type plinienne à l’image de celle qui dévasta Pompéi en 79. Ces éruptions se produisent en général avec une longue période de récurrence tout comme le prouvent les 10 000 ans séparant les deux dernières crises du volcan Chaitén.

Voir la webcam du volcan



Par Tethys - Publié dans : Amérique du sud - Communauté : Géologie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
undefined Localisation : Equateur

Coordonnées : 1,47 S

                            78,44 W
Altitude : 5 024 m

Description succinte : Stratovolcan actif
Volcan gris

Grimpabilité : Malgré ses 5020m, le Tungurahua est l’un des volcans les moins élevés d’Equateur. Son ascension n’est pas difficile techniquement mais vous demandera une assez bonne condition physique pour parcourir le les 2200m de dénivelé (sur 2 jours en général).
La route classique débute à 2800m d’altitude depuis l’entrée du parc de Sangay et vous mène au refuge Nicolás Martínez (3800m) par une marche de 3h30 . Le chemin est très bien tracé malgré la densité de la végétation qui vous fera oublier le soleil. Depuis le refuge, les guides partent très tôt le matin (entre 3 et 6h) et il faut compter entre 4 et 6 heures pour atteindre le sommet. L’activité actuelle a fait fondre une grande partie des neiges du sommet si bien que seule la dernière heure de marche peut nécessiter l’emploi de crampons. La meilleure période pour l’ascension va de décembre à mars. Depuis le réveil du volcan en 1999 il est conseillé de prendre des précautions avant de monter, comme par exemple se renseigner auprès de l’observatoire sur l’activité présente sur l’édifice.
A noter qu’il existe également une route alternative passant par le Sud par la laguna Patococha (3 730 m) et la Cima Minza (4 800 m).

crédit photo : auteur inconnu

L’Equateur, en Amérique Latine, ne compte pas moins de 20 volcans considérés comme actifs. Parmi eux, le Tungurahua, situé dans la chaîne centrale des Andes, 140km au Sud de la capitale Quito, et dans la région de la Cordillère Royale est l’un de ceux dont l’activité est la plus importante. Cet imposant strato-volcan de forme conique et couvert de neiges éternelles culmine à environ 5020m. Il est étroitement surveillé depuis son réveil en 1999 du fait de la menace de lahars et de coulées pyroclastiques qu’il représente pour 30 000 personnes et 35 communes réparties autour de son cône régulier. L’origine de son nom semble provenir des mots quechuas tunguru, « gorge », et rahua, « brûler ». La couleur sombre de ses laves et son profil imposant lui valent tour à tour les surnoms de « géant noir » ou de « colosse ».

Le cône actuel (Tungurahua III)  repose sur 2 anciens édifices témoins de l’histoire du volcan. Cette histoire débuta au milieu du Pléistocène avec la création du Tungurahua I sur un socle de roches métamorphiques. Le Tungurahua II s’est édifié dans les 14 000 ans ayant suivis l’effondrement du cône primordial à la fin du Pléistocène et resta actif durant une large période avant de s’effondrer à son tour il y a 3 000 ans. Les résultats de cet effondrement ont été la création d’une large avalanche de débris et la création d’une caldeira en forme de fer à cheval ouverte à l’ouest. Le Tungurahua III est actuellement construit à l’intérieur même de cette caldeira avec un cône s’élevant de 3 000 m au dessus de sa base et un cratère d'une largeur de 180m en son sommet.

L’activité de ce volcan est de type strombolienne. Lors de ses phases éruptives il émet de manière régulière des panaches de cendres à une hauteur moyenne de 2km accompagnés de gros blocs montant à plusieurs centaines de mètres. Ces émissions de font sous forme de violents « coups de canons », appelés « cañonazos » audibles à plus de 40 km du volcan et dont les plus forts font trembler les vitres des villages avoisinants.
Toutes les phases éruptives connues pour ce volcan ont eu pour origine le cratère sommital et ont donné naissance à des coulées pyroclastiques avec parfois quelques coulées de laves de composition dacitique ou andésitique de couleur très sombre, ce type de volcanisme est typique des zones de subductions océaniques comme c’est le cas au niveau des Andes avec le plongement de la plaque de Nazca sous la plaque sud américaine.

Le cycle de réveil du volcan est proche du siècle, les dernières phases actives connues datent de 1773, 1886 et 1916-1918. Actuellement le volcan est toujours dans la même phase éruptive commencée en 1999. Après les fortes explosions d’octobre 1999 et l’évacuation de 25 000 personnes dans la région de Baños l’activité était restée modérée jusqu’à mai 2006 ou on regain de l’intensité avait mené aux violentes éruptions du 14 juillet et du 16 août accompagnées de très hauts nuages de cendres, de lahars et de coulées pyroclastiques dans lesquelles 7 personnes avaient trouvé la mort.

Suivre l'activité du volcan : ici
webcam prochainement

Par Tethys - Publié dans : Amérique du sud - Communauté : Géologie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Ollague.jpg Localisation : frontière Boliviano-Chilienne

Coordonnées (WGS 84) :  S 21°18'
                          O 68°11'
Altitude : 5868 m (a.s.l)

Description succinte: Strato-volcan actif  - Volcan gris

Grimpabilité : La cime du volcan Ollagüe est assez facile à atteindre étant donné qu’une piste monte jusqu’à quasiment 5600m pour desservir une mine de souffre toujours en activité. 300m vous séparent alors du sommet. En montant, vous rencontrerez de nombreuses fumeroles avec leur agréable odeur de souffre.

Photo Lionel Ruhier: Vue depuis son "mirador" côté bolivien

Le volcan Ollagüe (aussi appelé Oyahué) est un stratovolcan composite assez massif culminant 2100 m au dessus de l’altiplano. La forme de l’édifice est dans son ensemble assez préservée mais présente cependant une certaine irrégularité comparée à d’autres cônes volcaniques parfaits. Cette irrégularité traduit une histoire complexe du volcan, malheureusement encore peu contrainte aujourd’hui. Néanmoins, un certain nombre d’événements clés ont pu être différenciés. Le premier de ces événements consiste en une importante avalanche de débris s’étalant vers l’Ouest, provenant a priori d’un édifice précoce en partie détruit (à l’image de ce que l’on peut observer aujourd’hui sur le Mt Saint Helens) et datée suivant les auteurs entre 400.000 et 800.000 ans (Francis et Rundle, 1976 ; Wörner et al., 2000). Cet épisode est scellé par un petit cône adventif scoriacé appelé La Poruñita et qui témoigne d’une activité postérieure de l’ensemble de l’édifice. Les matériaux émis sont à rapprocher de ceux du volcan Licancabur son proche voisin, à savoir une majorité d’andésites basaltiques. Tous ces indices d’activités sont aujourd’hui fortement érodés, en particulier par la dernière glaciation dont on retrouve de nombreux indices sous forme de moraines. Cela indique que la majeure partie de l’histoire de ce volcan est antérieure à la période Holocène.

Aujourd'hui, le sommet du volcan abrite un cratère de 1,2 km de diamètre, fortement altéré par une activité fumerolienne intense. Le sommet sud du volcan présente également une
activité fumerolienne persistante, au sommet d'un dôme dacitique. Ce dôme semble s'être construit dans l'ancien amphithéâtre effondré de l'édifice mais n'est à ce jour pas daté. Du point de vue strictement morphologique, les émissions les plus récentes semblent être de petits dômes extrusifs ceinturant le volcan dans sa partie moyenne - basse. Il n'existe enfin pas de preuves d'activité Holocène du volcan et aucune activité historique n'a pu être observée.

Par Tethys - Publié dans : Amérique du sud
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Licancabur Localisation : frontière Boliviano-Chilienne

Coordonnées (WGS 84) :  S 22°83'
                         O 67°88'
Altitude : 5916 m (a.s.l)

Description succinte: Strato-volcan actif (?) - Volcan gris

Grimpabilité : Facile (2 jours min) mais possibilité de le faire en un jour en se faisant déposer en 4x4 (merci Jennyfer) - Côté Chilien miné!

Photo Lionel Ruhier: Vue depuis la Laguna Verde (Bolivie)

Le Licancabur est un volcan d'Amérique du Sud à la frontière du Chili et de la Bolivie. Il fait partie de la zone volcanique centrale des Andes (CVZ) et se présente sous la forme d'un cône pratiquement parfait de 1500 mètres de haut pour 9km de diamètre. Le volume du cône est estimé à 35 km3. Le flanc Ouest du volcan est plus développé que le flanc Est, ce qui est expliqué par sa localisation en bordure du bassin en pull-apart du salar de Atacama (Figueroa et Déruelle, 1996). Bien que ce volcan soit un des plus connus de cette partie du monde, peu d'études géologiques existent à son sujet.

Sa dernière éruption semble contemporaine de l'Holocène (<10000 ans - Pour rappel la dernière éruption dans le massif central ne date que de 7000 ans), mais il n'est cependant pas considéré comme éteint. Les coulées les plus anciennes sont orientées vers l'Ouest et le Nord et sont recouvertes en partie par les coulées plus récentes qui se répartissent assez équitablement autour de l'édifice. Des dépôts pyroclastiques sont enfin observables dans la partie Ouest du volcan. Les laves du Licancabur sont majoritairement des andésites basaltiques (Andésites basiques) avec phénocristaux de plagioclases, clinopyroxènes et quelques amphiboles et olivines ; des laves andésitiques et dacitiques sont également présentes. Son cratère abrite aujourd'hui un lac, gelé en hiver, où des organismes vivants ont été découverts malgré les conditions de vie très défavorables (www.extremeenvironment.com).
La première ascension connue du volcan a été faite en 1884 par Severo Titichoca. Aujourd'hui, la voie d'ascension la plus facile se trouve du côté bolivien car le côté chilien est miné.
Par Tethys - Publié dans : Amérique du sud
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés