Localisation : Etat de Washington, Etats-Unis
Coordonnées : 46,87 N
121,75 W
Altitude : 4 392 m
Description succinte : Stratovolcan actif
Volcan gris
Grimpabilité : Sa hauteur et les conditions climatiques de la région font que l’ascension du Mont Rainier nécessite une
bonne connaissance de l’alpinisme glaciaire. Plusieurs milliers de personnes tentent de le gravir chaque année, souvent en guise d’entraînement avant de partir pour d’autres sommets plus élevés
comme en Himalaya, mais beaucoup échouent.
Plusieurs voies sont possible mais la grande majorité des expéditions partiront de la station de Paradise, au sud du
volcan. L’ascension fait un total de 2750m et se fait en deux étapes, la première consiste à rejoindre vers 3000m le Camp Muir la veille (voir aller un peu plus haut selon le planning), la
seconde consiste à se lever en pleine nuit et partir à l’assaut du glacier. Ce réveil de bonne heure permet de bénéficier des meilleures conditions pour monter, le temps se dégradant souvent dans
l'après-midi.
Le volcan est accessible toute l’année mais la météo est beaucoup plus clémente entre les mois de mai et octobre. Le
paiement d’une licence de 30$ est obligatoire aux Etats-Unis pour toute randonnée au dessus de 3000m ou sur un glacier. Elle est valable 1 an.
Pour plus d'infos, en anglais, sur les conditions d'accès au volcan, cliquez sur ce lien.
crédit photo : USCB
Au Nord-Ouest des Etats-Unis, dans l’état de Washington, La chaîne des Cascades est une chaîne de montagnes longue de
1100 km résultante de la subduction commencée au Crétacé de la plaque Jean de Fuca sous la plaque américaine. Vieux de 700 000 ans, le Mont Rainier en est le point culminant.
Haut de 4392 mètres et avec une base de près de 250 km², il possède un volcanisme classique de ce contexte géodynamique
avec des éruptions souvent violentes séparées par de longues périodes de repos. Autrefois désigné sous les noms « Tacobet, « Tacoma », « Tahoma » par les peuples amérindiens et signifiant «la
montagne qui est Dieu » ou bien «lieu où naissent les eaux », il fût rebaptisé par les premiers explorateurs Européens, menés par George Vancouver, qui le découvrirent en 1792. le volcan tire son
nom d'un ami de ce dernier également navigateur dans la Royal Navy et portant le nom de Peter Rainier
« La montagne » comme on le nomme à Seattle, se présente sous la forme d’un cône massif englacé tout au long de l’année
et dépassant de plus de 2 000 m ses proches voisins. En son sommet se trouvent deux cratères entourés de 3 pics : Liberty Cap (4301 m), Point Success (4315 m), et enfin Columbia Crest le point
culminant du volcan.
Cette gigantesque masse de roches et de glace cache une grande variété de risques géologiques. Les seuls témoignages
historiques d’une activité éruptive datent de 1820 et relatent une éruption de faible ampleur avec seulement quelques avalanches de débris ce qui est bien peu pour caractériser un comportement de
plusieurs centaines de milliers d’années. En revanche, les dépôts produits depuis la dernière glaciation, soit environ 10 000 ans, sont particulièrement bien conservés dans cette région et
montrent qu’il faudra s’attendre, dans le futur, à des manifestations volcaniques beaucoup plus importantes. En 1995, Hoblitt et Al ont publié dans la revue de l’USGS un recensement des
différentes manifestations du volcan au cours des 10 000 dernières années. Cette étude fait état de 11 éruptions ayant produit des retombées de cendres et de lapilli dont la dernière remonte à
2500 ans, de plusieurs coulées pyroclastiques et de nombreux lahars alimentés par la fonte soudaine des glaciers.
Le parc national du Mont Rainier entourant le volcan est le troisième plus grand des Etats-Unis et possède plus de 40
glaciers peu affectés par le réchauffement climatique. Cette particularité est liée à l’altitude élevée du volcan qui se dresse tel une barrière naturelle devant les courants océaniques humides
venant de l’ouest. Il tombe de cette façon plus de 16 mètres de neige par an en moyenne dans cette zone, alimentant le risque majeur que représente le Mont Rainier : les coulées de boues. La plus
importante coulée des 10 000 dernières années date de 5600 ans et est connue sous le nom de lahar d'Osceola. Cette coulée a couvert une surface de 550 km² sur lesquels beaucoup de villages ainsi
qu’une partie de la banlieue de Seattle se trouvent aujourd’hui construits. L’origine de ce lahar aurait pour origine la déstabilisation et l’effondrement du sommet du volcan, faisant baisser de
500 m son altitude estimée alors à 4900m.
Il n’y a pas actuellement de menace d’éruption mais le fort aléas qui pèse sur cette région le classe parmi les volcans
les plus dangereux de la planète et troisième des Etats-Unis derrière le Kilauea et le Mont St-Helens. Pour cela, le volcan est surveillé en permanence afin de prévenir un événement et
d’organiser l'évacuation des vallée en cas de catastrophe.
Par Tethys
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Publié dans : Amérique du nord
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