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undefined Localisation : Equateur

Coordonnées : 1,47 S

                            78,44 W
Altitude : 5 024 m

Description succinte : Stratovolcan actif
Volcan gris

Grimpabilité : Malgré ses 5020m, le Tungurahua est l’un des volcans les moins élevés d’Equateur. Son ascension n’est pas difficile techniquement mais vous demandera une assez bonne condition physique pour parcourir le les 2200m de dénivelé (sur 2 jours en général).
La route classique débute à 2800m d’altitude depuis l’entrée du parc de Sangay et vous mène au refuge Nicolás Martínez (3800m) par une marche de 3h30 . Le chemin est très bien tracé malgré la densité de la végétation qui vous fera oublier le soleil. Depuis le refuge, les guides partent très tôt le matin (entre 3 et 6h) et il faut compter entre 4 et 6 heures pour atteindre le sommet. L’activité actuelle a fait fondre une grande partie des neiges du sommet si bien que seule la dernière heure de marche peut nécessiter l’emploi de crampons. La meilleure période pour l’ascension va de décembre à mars. Depuis le réveil du volcan en 1999 il est conseillé de prendre des précautions avant de monter, comme par exemple se renseigner auprès de l’observatoire sur l’activité présente sur l’édifice.
A noter qu’il existe également une route alternative passant par le Sud par la laguna Patococha (3 730 m) et la Cima Minza (4 800 m).

crédit photo : auteur inconnu

L’Equateur, en Amérique Latine, ne compte pas moins de 20 volcans considérés comme actifs. Parmi eux, le Tungurahua, situé dans la chaîne centrale des Andes, 140km au Sud de la capitale Quito, et dans la région de la Cordillère Royale est l’un de ceux dont l’activité est la plus importante. Cet imposant strato-volcan de forme conique et couvert de neiges éternelles culmine à environ 5020m. Il est étroitement surveillé depuis son réveil en 1999 du fait de la menace de lahars et de coulées pyroclastiques qu’il représente pour 30 000 personnes et 35 communes réparties autour de son cône régulier. L’origine de son nom semble provenir des mots quechuas tunguru, « gorge », et rahua, « brûler ». La couleur sombre de ses laves et son profil imposant lui valent tour à tour les surnoms de « géant noir » ou de « colosse ».

Le cône actuel (Tungurahua III)  repose sur 2 anciens édifices témoins de l’histoire du volcan. Cette histoire débuta au milieu du Pléistocène avec la création du Tungurahua I sur un socle de roches métamorphiques. Le Tungurahua II s’est édifié dans les 14 000 ans ayant suivis l’effondrement du cône primordial à la fin du Pléistocène et resta actif durant une large période avant de s’effondrer à son tour il y a 3 000 ans. Les résultats de cet effondrement ont été la création d’une large avalanche de débris et la création d’une caldeira en forme de fer à cheval ouverte à l’ouest. Le Tungurahua III est actuellement construit à l’intérieur même de cette caldeira avec un cône s’élevant de 3 000 m au dessus de sa base et un cratère d'une largeur de 180m en son sommet.

L’activité de ce volcan est de type strombolienne. Lors de ses phases éruptives il émet de manière régulière des panaches de cendres à une hauteur moyenne de 2km accompagnés de gros blocs montant à plusieurs centaines de mètres. Ces émissions de font sous forme de violents « coups de canons », appelés « cañonazos » audibles à plus de 40 km du volcan et dont les plus forts font trembler les vitres des villages avoisinants.
Toutes les phases éruptives connues pour ce volcan ont eu pour origine le cratère sommital et ont donné naissance à des coulées pyroclastiques avec parfois quelques coulées de laves de composition dacitique ou andésitique de couleur très sombre, ce type de volcanisme est typique des zones de subductions océaniques comme c’est le cas au niveau des Andes avec le plongement de la plaque de Nazca sous la plaque sud américaine.

Le cycle de réveil du volcan est proche du siècle, les dernières phases actives connues datent de 1773, 1886 et 1916-1918. Actuellement le volcan est toujours dans la même phase éruptive commencée en 1999. Après les fortes explosions d’octobre 1999 et l’évacuation de 25 000 personnes dans la région de Baños l’activité était restée modérée jusqu’à mai 2006 ou on regain de l’intensité avait mené aux violentes éruptions du 14 juillet et du 16 août accompagnées de très hauts nuages de cendres, de lahars et de coulées pyroclastiques dans lesquelles 7 personnes avaient trouvé la mort.

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Par Tethys - Publié dans : Amérique du sud - Communauté : Géologie
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