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undefined Localisation : Guadeloupe, France.

Coordonnées : 16,05 N

                            61,67W
Altitude : 1467m

Description succinte : Stratovolcan actif
Volcan gris

Grimpabilité : depuis la ville de Saint-Claude située à 6km de Basse-Terre prendre la route qui monte à la Savane aux Mulets. Vous laisserez votre véhicule sur un parking aux environs de 1000m d'altitude. De là vous pourrez prendre deux chemins, le premier est une balade offrant un magnifique belvédaire sur la Guadeloupe alors que le second vous menera au sommet par le Chemin des Dames. Comptez environ 1h de marche sur un parcours à difficulté modérée (voir la carte IGN). Le sentier est très emprunté si bien qu'il est inutile de prendre un guide. Seul bémol, la montagne est souvent embrumée et il pleut sur le sommet près de 10m d'eau par an.


L’Archipel des Petites Antilles représente la partie émergée d’un large arc insulaire qui borde la plaque Caraïbe. Toutes les îles de cette région résultent du volcanisme de la subduction, 160 km à l’est de la Guadeloupe, de la plaque Amérique sous la plaque Caraïbe.
Si l’on considère que l’histoire de la formation des Petites Antilles à débuté il y a 50 Ma, la Guadeloupe et les autres îles de l’arc interne (Montserrat, Martinique, Dominique, Sainte-Lucie…) ont émergées dans les dernières 5 millions d’années.

Le volcan « La Soufrière », situé sur lîle de Basse-Terre, est le point culminant de la Guadeloupe et des Petites Antilles. Il est le seul volcan actif des 6 édifices successifs qui composent le massif de la Grande découverte. Du plus ancien au plus jeune ils sont :
le Nez cassé, le massif Carmichaël, le cône de l’Echelle, la Citerne, la Madeleine et le dôme de La Soufrière. Tous ces édifices sont situés le long d’une ligne de fracture orientée NNO-SSE au Sud de l’île. Cette fracture semble active depuis 200 000 ans, le massif volcanique de La Soufrière est donc très jeune.

Le Sommet de La Soufrière, appelé « La Découverte » se présente sous la forme d’un dôme tronqué en son sommet, sa largeur va de 900m à sa base à 400m au sommet pour une hauteur de 250m environ.
L’activité du volcan ne se fait pas par un cratère mais par plusieurs entailles, gouffres ou bouches éruptives formées dans la lave d’ou se dégage une activité fumerollienne en permanence . Les volcans des Antilles sont tous nés d’un phénomène de subduction classique produisant un magma andésitique très visqueux et très riches en gaz. Cette composition donne lieu à un volcanisme très explosif avec des périodes de repos pouvant être de plusieurs siècles. Ce contexte fait que le dynamisme explosif de ces volcans peut être de plusieurs nature : vulcanien, péléen, plinien ou même, mais rarement, effusif.
En ce qui concerne La Soufrière, la dernière éruption magmatique connue semble remonter au XVIème siècle avec la création du dôme actuel. Une lave épaisse très visqueuse à été émise en surface et est restée figée à la verticale de sa cheminée d’émission. Depuis cette mise en place de nombreuses éruptions se sont produites mais toutes ont été de nature phréatiques. Le moteur de ces éruptions est la pression de la vapeur d’eau : la présence de la mer à proximité et le fort cumul de pluie associés à un édifice de lave très fracturé fait que l’eau gagne rapidement la profondeur et se vaporise au contact des roches réchauffées par le magma. L’éruption se produit soit lorsque la pression est plus élevée que le seuil de résistance des roches soit à la suite d’un séisme si de nouvelles fractures apparaissent dans le dôme. Les risques liés à ce type de volcanisme sont moindres que, par exemple, lors de la destruction du dôme lui même mais ils sont toutefois très réels : projection de poussières et de roches pulvérisées, forte émission de gaz brûlants pouvant êtres acides, formation de coulées de boues (lahars) sont les manifestations les plus dangereuses.

La Soufrière a connu une quinzaine d’éruptions phréatiques depuis le XVIIème siècle. Les plus importantes ont été celles de 1797-1798 et 1976-1977. Durant l’été 1976 deux lahars ont d’ailleurs empruntés les vallées des rivières du Carbet et du Galion sur plusieurs kilomètres. Une polémique a d’ailleurs été très médiatiquement suivie au cours de ce dernier épisode éruptif, liée à des interprétations différentes des signaux sismiques précurseurs de l’éruption. Alors qu’ Haroun Tazieff prévoyait une crise de faible ampleur et sans gravité, Claude Allègre tirait la sonnette d’alarme sur les conséquences d’une éruptions de type péléenne. Le principe de précaution et le souvenir de la catastrophe de Saint-Pierre Pelée, en 1902 ont donné raison aux alarmistes et 70 000 personnes furent évacuées du sud de Basse-Terre. A la suite de l’éruption la commune de Saint-Claude fut entièrement recouverte de cendres et plongée dans l'obscurité mais la crise ne fut que modérée et les dégâts uniquement matériels.

La Soufrière est surveillée en permanence depuis la création en 1950 du laboratoire physique du Globe à Saint-Claude et en 1989 d’un nouveau laboratoire à Gourbeyre.

Voir la Webcam du volcan
Par Tethys - Publié dans : Amérique centrale et antilles - Communauté : Géologie
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