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légender vos photos (nom du volcan, date, lieux...)
Localisation : Rift africain, Tanzanie.
Coordonnées : S 2° 45'
E 35°
54'
Altitude : 2890m
Description succinte : Stratovolcan actif
Volcan rouge (enfin..gris de jour et rouge de nuit ;o)
Grimpabilité : Le volcan Lengaï se monte entre 5 et 7 heures selon le niveau physique. L’ascension se fait de nuit, avec un départ autours de 1h du
matin, afin d’éviter les chaleurs écrasantes de cette région d’Afrique. Le dénivelé est de l’ordre de 1700m selon le point de départ, une bonne condition physique est requise car le tracé du
sentier est assez direct et donc la pente souvent importante. Des bâtons sont vivement conseillés et une paire de gants solides peuvent être utiles, à la montée comme à la descente. Un guide est
conseillé mais ne semble pas obligatoire, renseignez-vous sur le temps passé au sommet du volcan avant de le choisir, certains y restent plus longtemps que d’autres.
Photo : CRPG Nancy
Situé au sud du lac Natron, le volcan Oldoinyo Lengaï est la montagne sacrée du peuple Massaï. Sous l’allure d’un cône symétrique, il est un proche voisin du Kilimandjaro et représente le seul
volcan actif de la branche Est du rift continental de l’Afrique de l’Est.
Le Oldoinyo Lengaï est un exemple unique sur Terre, il est le seul volcan actif à émettre de la carbonatite, une lave très pauvre en silice (<1%) et composée essentiellement de carbonate de
sodium. Ce type de volcanisme extrêmement rare à pu être mis en évidence en Allemagne sur le volcan Kaiserstuhl ou au Groenland avec le Gardar. La lave émise par le Lengaï est d’une fluidité très
élevée, possède une température comprise entre 500 et 550°C et est de teinte noire à brune (mais néanmoins rougeoyante de nuit). Dès 2 heures après l’éruption, l’altération des minéraux sous
l’effet de l’humidité atmosphérique provoque l’apparition d’une poudre blanche composée essentiellement de thermonatrite et de nahcolite sur la surface de la lave, lui conférant un aspect
enneigé. A terme, elle devient complètement blanche.
Les carbonatites émises par le Lengaï présentent elles-mêmes la particularité d’être très riches en éléments alcalins (Na+, K+), on parle ici donc de natrocarbonatites. L’effusion « calme »
de natrocarbonatites sur le flanc Nord du cratère sommital caractérise l’activité récente du volcan. Les relevés de la première ascension du volcan par un explorateur, en 1904, mettaient déjà en
avant la présence d’une plateforme de lave carbonatitique. Des éruptions explosives on ponctué à de nombreuses reprises au cours du dernier siècle l’émission des laves avec l’éjection de cendres
et lapilli provenant d’un magma silicaté contemporain des laves carbonatées (Dawson et al., 1968; Keller and Krafft, 1990; Dawson et al., 1992). Les laves silicatées associées à ce magma sont
principalement des néphelinites et des phonolites.
Selon Klaudius and Keller (2006), L’émission des phonolites et de néphélinites peu alcalines à dominé lors de l’activité du plus ancien cratère appelé Lengaï I, sur le flanc Sud du volcan alors
que les nephelinites alcalines et les carbonatites caractérisent les laves provenant du Lengaï II, le cratère actuel situé flanc Nord. Le lengaï II s’est formé à la suite d’une cassure et de
l’effondrement du Lengaï I.
Peterson and Kjarsgaard ont tenté d’expliquer l’origine des natrocarbonatites par l’ultime évolution du fractionnement à partir d’un magma mélilitique (magma néphélinitique très riche en
mélilite) ce qui explique que des magmas néphelinitiques très alcalins et carbonatitiques soient émis par le même cratère. L’origine des émissions du Lengaï I provient quant à elle d’un
fractionnement à partir d’un magma nettement moins riche en mélilite. Néanmoins, le manque de connaissance sur les compositions isotopiques intermédiaires entre le magma primaire (magma
mélilitique) et le magma néphélinitique alcalin associé aux natrocarbonates empêche actuellement la modélisation et la validation de ce système complexe.