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le 14 mai 2008

Comme vous avez pu le constater en regardant les informations ces derniers jours, l’Etna, en Sicile, est de nouveau entré dans une phase éruptive.
Cela à commencé le 2 mai avec une série de secousses sismiques à faible profondeur témoignant de mouvements dans la chambre magmatique puis une première éruption, brève de quelques heures mais intense, a eu lieu le 10 de ce mois. Un second paroxysme éruptif a commencé le 13 mais et se poursuit encore actuellement comme vous pouvez le voir sur
cette webcam.

Il semblerait la lave s’écoule depuis deux fissures ouvertes entre 2500 et 3000 m. La coulée la plus alimentée, provenant de la fissure la moins élevée, a déjà parcouru 5km et son front se situe actuellement à une altitude de 1300m.

Même si l’activité semble en déclin, l’aéroport de Catane a aujourd’hui annulé tous les vols.


Plus d’infos sur ce volcan, cliquez ici.


publié dans : Actualités éruptives communauté : Géologie par Tethys
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Mise à jour du 06 mai

L’alerte maximum a été décrétée ce matin autour du Chaiten. Le volcan est rentré dans une très puissante phase d’éruption à partir de 8h (heure locale) en libérant une énorme quantité de cendres dans l’atmosphère (
voir vidéo). Certains témoignages font été de coulées pyroclastiques et d’émissions de laves.

le 5 mai 2008


Le volcan chilien Chaiten est entré en éruption le 02 mai dernier. L’éruption aussi soudaine que violente n’a été précédé que de quelques heures par les premières anomalies sismiques et à envoyé dans le ciel chilien un panache de cendres volcaniques atteignant 25 000 mètres de hauteur.

Les habitants du village de Chaiten, situé à seulement 10 km du volcan, ainsi que ceux des différentes bourguades concernées sont évacués par voie maritime. Les très importantes retombées de cendres observées laissent apparaître dès les premières images des paysages désolés sans plus aucune couleur. Pour palier en partie le manque d’eaux, dont les réservoirs naturels risquent une contamination, a été mis en place un système d’approvisionnement par camions citerne et par distribution de bouteilles.

Le volcan n’étant pas recouvert de glaciers, il n’y a aucun risque concernant d’éventuelles coulées de boues. Cependant, le caractère explosif de l’édifice pourrait donner lieu à des manifestations pyroclastiques comme il à déjà été le cas au cours des derniers 10 000 années.

Aujourd’hui, 2 jours après le début de l’activité, le panache atteint toujours une hauteur de 7500m.
communauté : Géologie par Tethys
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Localisation : Bali, Indonésie


 Coordonnées : 8°14' S
                    115°25' E


Altitude maximale : 1717 m


Description succinte : stratovolcan gris

Accessibilité : Depuis la ville de Toya Bunkkah, au pied du volcan, la piste la plus fréquentée pour l’ascension vous mène au sommet en 3 heures d’une marche peu difficile. Les 800 mètres de dénivelé se réalisent en général de nuit afin de faire profiter aux touristes du lever de soleil depuis le sommet et d’éviter les nuages souvent présents au cours de l’après-midi.



Crédit photo : Emmanuelle Bouquot


Des deux édifices volcaniques majeurs présents à l’Est de Bali le volcan Agung est le plus élevé mais le Batur est le plus actif.
La modeste élévation du Batur, 1717 mètres, et sa spectaculaire caldeira en font l’un des lieux les plus touristiques de l’île. Le cône du volcan actuel est en effet situé au centre de deux caldeiras concentriques et elliptiques mesurant respectivement 6x9 et 10x13 km de largeur et qui renferment dans leur partie Est un lac aux eaux bleu virant au turquoise profond de 81m. A l’arrivée au sommet de la caldeira externe, comme le montre la photo, on peut donc apprécier en contrebas tout un paysage volcanique actuellement désert s’élevant progressivement jusqu’au sommet du cône actuel.

Si le fond de la Caldeira est actuellement inhabité, ce ne fût pas toujours le cas, c’est ainsi qu’en 1917 puis en 1926 le village de Batur fût par deux fois rasé par deux éruptions majeures avant d’être finalement reconstruit sur le bord de la caldeira. La coulée de lave noire que l’on aperçoit sur la photo correspond à la dernière grande éruption de 1963 et nous rappelle clairement combien installer une ville à proximité directe d’un volcan est une idée périlleuse. Mis à part les éruptions majeures le volcan est le siège d’activités volcaniques plus modestes récurrentes au bout de quelques années et d’une activité fumerollienne permanente.

Le complexe volcanique du Batur repose sur une base de roches sédimentaires et volcaniques mises en place entre le Miocène et le Pliocène, soit grossièrement entre 20 et 3 Ma. Sur ces roches s’est édifié le premier stratovolcan jusqu’à une hauteur avoisinant probablement les 3000 mètres. Ce volcan, composé de téphras et de laves d’andésite basaltique et de basalte, s’est effondré il y a 29300 ans lors de l’éruption responsable de l’émission des ignimbrites dacitiques dites « Ubud » et « Gretek ». Les roches composant cet ancien volcan sont bien visibles à l’Est et au Nord sur les parois de l’imposante caldeira I (externe) qui est le résultat de cet effondrement. Il est estimé actuellement que la dépression engendrée au cours de cet effondrement était de l’ordre du kilomètre ! La caldeira II (interne) à été crée il y a 20150 ans suite à l’effondrement d’un nouveau volcan formé à l’aplomb de la même cheminée volcanique. Cette nouvelle éruption à donné lieu à l’émission des ignimbrites dacitiques dites « Gunungkawi » et « Batur ».

Le volcan actuel s’est formé à l’intérieur de la caldeira II. L’activité volcanique associée est notamment marquée par la formation de maars et de cônes de cendres, on en a recensé plus de 10. Les dépôts phréatiques et phréatomagmatiques recouvrent ainsi une grande partie de la surface de la caldeira. Cependant, ce sont des éruptions de laves vitreuses riches en basalte à olivine et en andésite basaltique qui ont représenté l’essentiel de l’activité volcanique. Ces éruptions se produisent encore actuellement au centre de la caldeira et ont déjà formé de nombreux cônes dont trois au moins de très grande taille.

Selon Marinelli et Tazieff, en 1967, La longue période d’émission de basaltes et d’andésites basaltiques basiques ayant précédé l’expulsion des ignimbrites a favorisé une forte zonation de la chambre volcanique par le biais d’une importante cristallisation fractionnée. La présence et le mouvement d’une ou plusieurs failles normales, mises en évidences par le basculement des couches en surface, aurait pu favoriser une remontée du gradient géothermique et ainsi remobiliser la volumineuse partie supérieure acide de la chambre et l’expulser vers la surface sous la forme d’ignimbrites dacitiques. Les condition géodynamiques de la région ayant peu évolué en 20 000 ans et la composition observée des laves étant de plus en plus appauvrie en SiO2, il est probable que le réservoir magmatique présente de nouveau les même signes de zonation et qu’un jeu important dans le système de failles puisse libérer dans le futur de nouvelles ignimbrites.



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le 15 avril 2008

Le volcan colombien Nevado del Huila, culminant à 5365m, est entré hier soir à 23h05 (heure locale) en éruption.

Le 29 mars dernier le service géologique de Colombie avait émis un bulletin déclarant qu’une éruption du Nevado del Huila était à prévoir dans les jours ou semaines à venir, cependant l'activité avait diminué ces derniers jours si bien que le volcan est passé hier soir d'un niveau jaune, à orange puis rouge en moins de 3 heures

Cette crise éruptive soudaine à forcé les autorités à déclarer l’état d’urgence et à contraint  plus de 10 000 personnes à une évacuation urgente.

Le principal risque provient de la fonte des glaciers (voir la photo prise le 4 avril) et de la formation de coulées de boues essentiellement redoutées aux alentours de la rivière Páez. C’est le long de ce cours d’eau que près de 1000 personnes avaient trouvé la mort en 1994.

crédit photo : Ingeominas

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