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Localisation : Ile de la Réunion - Océan Indien - France


Coordonnées :
21.23 S
                      55.71 E



Altitude maximale : 2631 m (a.s.l)



Volcan rouge


Accessibilité :



Le cratère Dolomieu, sur le flanc Est du Piton de la Fournaise, est le cône volcanique principal de l'édifice.
Photo Gauthier Gérard




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Localisation : Ile de Kyushu - Japon


Coordonnées :
32.75 N
                      130.3 E



Altitude maximale : 1483 m (a.s.l)




Volcan gris - Stratovolcan


Accessibilité : Monter le Mont Unzen n’est pas chose difficile. Pour cela il suffit de se rendre à la ville de Unzen, située au pied du volcan et de rejoindre ce que l’on appelle le Nita Pass (1080m), un petit complexe touristique et surtout point de départ des sentiers de randonnée. Pour rejoindre le Nita pass le choix ne manque pas : à pied compter un peu plus d’une heure depuis la ville, en bus ou en voiture (accès payant). Le point le plus haut des circuits de randonnée sera le Fugen-dake (1359 mètres) l’ancien plus haut sommet du complexe avant l’éruption de 1990-1996. Pour les moins marcheurs un téléphérique permet l’accès au Myoken-dake (1330m). En revanche ,l’accès au point culminant du volcan, le mont Heisei Shinzan, mis en place lors de la dernière éruption, reste rigoureusement interdit.



Le Mont Unzen (Unzendake) est un complexe volcanique situé sur l’île de Kyushu (Sud du Japon) au sein d’une dépression longue d’environ 35 km d’Est en Ouest et appelée « Unzen Graben ». Cette dépréssion, d’origine à la fois volcanique et tectonique, est l’un des nombreux bassins dits « d’arrière arc » qui s’étendent en échelon parallèlement au front volcanique principal situé environ 70 Km plus à l’Est. Le front volcanique et le volcanisme d’arrière arc sont ici liés à un contexte de subduction ou la plaque océanique philippine plonge sous la plaque eurasienne.

Le volume du complexe volcanique du Mont Unzen est estimé à 128 km3 et est divisé entre l’ "ancien" (120 km3) et le "jeune" Unzen  (8 km3):

    - Le Unzen "ancien" a débuté sa mise en place il y a 500 000 ans, âge mis en évidence grâce à de nombreux forages réalisés autours de l’édifice. Les plus anciennes roches affleurantes datent quant à elles d’une période allant de 300 000 à 200 000 ans. On pense aujourd’hui que ce volcan était à l’origine centré près du présent "jeune" Unzen avant d’avoir été déplacé par le jeu de mouvements de failles et profondément érodé.
    - Le Unzen "jeune" a été mis en place par quatre volcans : Nodake, Myokendake, Fugendake et Mayuyama. Les trois premiers sont datés respectivement de 100 à 70 000 ans, de 30 à 20 000 ans et de moins de 20 000 ans pour le Fugendake qui est le seul actif des trois actuellement. Le volcan Mayuyama est un peu à part puisqu’il a mis en place d’énormes dômes de laves sur le flanc Est du complexe volcanique il y a environ 4000 ans. Le taux de production des laves du "jeune" Unzen semble 10 fois moins important que celui calculé par les scientifiques pour la phase « ancienne ».


Au cours de ses 500 000 années d'existance le Volcan Unzen a émis des laves sous forme de dômes ou de coulées et des matériaux pyroclastiques d’une composition andésitique à dacitique. Les émissions de laves ont été majoritairement sous forme de coulées au cours de l’ "ancien" Unzen alors que la création de dômes a été majoritaire au cours des 100 000 dernières années ; cette constatation explique le taux de production de laves dix fois supérieur au cours de l’ "ancien" Unzen . Les produits des différentes éruptions ont recouvert les alentours du volcans sur un diamètre de plus de 20 km mais aucune éruption de grande ampleur (de type plinienne) n’a été recensée dans l’histoire du volcan.
A l’arrière d’une zone de subduction, les forces tectoniques et la circulation du magma entraînent un amincissement de la croûte (continentale ou océanique) et une remontée du magma : c’est la formation d’un bassin d’arrière-arc. Le complexe volcanique du Mont Unzen s’inscrit dans ce type contexte. Les premières traces de volcanisme dans le Unzen Graben sont datées de 4.6 Ma (Yokohama et al. 1982) avec la mise en place d’un basalte andésitique. Les dépôts volcaniques intercalés de dépôts marins se sont ensuite succédés jusqu’à la mise en place des andésites de « Tonosaka » il y a 500 000 ans puis la formation de l’« ancien » volcan Unzen. Le passage d’un basalte originel à une andésite puis une dacite est lié à l’importance de la contamination crustale enrichissant le magma en Silice.
Les laves émises sont composées de 57 à 67% de Silice à phénocristaux de hornblende et plagioclases auxquels s’ajoutent en plus petites proportions orthopyroxènes, clinopyroxènes, quartz, biotites et olivines.


Le mont Unzen possède le triste record de la plus grande catastrophe volcanique du Japon. Cet événement est survenu en 1792 à la suite de l’effondrement d’un dôme de lave mis en place sur le volcan Mayuyama. Les débris de cette avalanche ont violemment percuté l’océan, créant un tsunami dévastateur. La vague géante et les lahars hottèrent la vie à près de 15 000 personnes dans la ville voisine de Shimabara.
L’autre éruption marquante de ce volcan, la plus médiatisée, est celle qui s’est produite de 1990 à 1995. Durant plus de 5 ans le volcan a émis des laves dacitiques, créant un dôme actif au sommet du Fugendake. L’alimentation permanente de ce dôme a permis sa recréation à la suite de chaque effondrement gravitaire. Les nuées ardentes associées étaient de taille modeste jusqu’au jour du 3 juin 1991 où une nuée d’une ampleur inattendue emporta les époux Krafft ainsi que 41 autres personnes alors engouffrés dans une vallée sur les pentes du volcan (voir la vidéo). On dénombrera au plus fort de la crise plus de 10 coulées pyroclastiques par jour. Fort heureusement, Shimabara, alors que située à seulement 6 km du sommet du volcan, s’est trouvée en grande partie abritée des coulées pyroclastiques grâce à la barrière naturelle qu’offre le Mont Mayuyama, qui avait causé tant de dégâts à la ville en 1792.

Le chantier d’un forage de 1700 mètres, depuis la surface du Fugendake jusqu’à la base du volcan estimée à environ 1000 mètres sous le niveau de la mer, a vu le jour au début de l’année 2003 afin de déterminer avec plus de précisions les caractéristiques de fonctionnement de ce type de volcans. Malgré les difficultés techniques attendues les scientifiques semblent avoir réussi leur pari. Quelques éléments de réponses sur les données obtenues sont visibles sur ce lien.

voir la webcam du volcan



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Localisation : Bali - Indonésie

Coordonnées : 8.34 S
                      115.5 E


Altitude maximale : 3142 m (a.s.l)


Volcan gris - Stratovolcan



Vue du temple Pura Pasar Agung et du volcan (Gunung) Agung en arrière plan.

Crédit photo : Alexandre Pascault



Accessibilité : Deux chemins existent. Depuis le temple Pura Pasar Agung, compter environ 3h heures de marche par la voie Sud pour atteindre la côte de 2900 mètres. Pour atteindre le sommet du volcan il convient de partir depuis le temple Pura Besakih mais le dénivelé de 2000 mètres réserve ce chemin aux bons grimpeurs. Il semble que l’on puisse s’affranchir des services d’un guide pour cette ascension. En tant que point culminant de l’île le volcan accroche tous les nuages et le temps peut très vite tourner au froid et à la pluie.



Point culminant de Bali et véritable objet de culte pour les Hindouistes balinais, le volcan Agung domine du haut de ses 3142 mètres l’extrémité Est de l’île emblématique de l’archipel indonésien. L’édifice volcanique est composé d’un stratovolcan unique coiffé d’un cratère sommital de 500 mètres de diamètre pour 200 de profondeur. La vue depuis le sommet permet d’apprécier la forme parfaite de la Caldeira du volcan Batur situé à seulement quelques kilomètres au Nord-ouest. Cette caldeira est le résultat de l’effondrement du Batur sur lui même il y a environ 20 000 ans alors que le volcan avait une taille à peu près comparable à celle de l’actuel Agung.

Le moins que nous puissions dire est que ce volcan est peu documenté. En effet,  peu d’études scientifiques ont été menées visant à connaître son fonctionnement et la nature de ses rejets si bien qu’il est assez aisé de penser que son comportement est similaire à celui de son proche voisin, le Gunung Batur. Ce manque de données est lié à la relativement longue période d’inactivité séparant deux phases éruptives (environ 100 ans), ce qui semble court à l’échelle de nombreuses régions du globe mais long en Indonésie compte tenu du nombre de volcans en activité permanente.

Ce volcan a cependant fournit aux scientifiques les meilleures données concernant une perturbation atmosphérique volcanique lors de l’éruption de 1963, ce qui à notamment servi à élaborer un modèle sur la structure thermique atmosphérique. L’éruption, la seule répertoriée depuis 1843, produisit l’équivalent de 0.95 km3 de roches (Self et King, 1996). Les produits éjectés furent très hétérogènes en termes de composition, allant de basaltes jusqu'à des basaltes andésitiques et andésites ; ce qui tend à montrer un fort mélange au sein de la chambre magmatique. D’après Self et King,  le mélange a eu lieu peu de temps avant l’éruption avec l’injection de magma basaltique dans une chambre contenant essentiellement un magma andésitique. Une conséquence de cette hétérogénéité magmatique est que la dynamique de l’éruption fut elle aussi assez complexe, débutant par une importante coulée de lave à la fin février et évoluant petit à petit vers une dynamique explosive. Le paroxysme fut atteint le 17 Mars où de nombreuses nuées ardentes tuèrent plus de 1700 personnes.  

Aujourd'hui, et malgré l’apparition de temps à autres de quelques panaches de fumées s’échapant du cratère sommital, aucun signe de réveil du volcan ne semble être observé.



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Localisation : Islande

Coordonnées : 64.77 N
                     
21.55 W

Altitude maximale : 108 m (a.s.l)






Vue de l'intérieur du volcan depuis son sommet. La couleur blanche est donnée par du lichen, abondant lors de la prise de vue.

Photo Lionel Ruhier

Accessibilité : sur la route Nro 1, à environ 50 km au Nord-est de Borganes. Se garer sur le parking situé au pied du cratère, un sentier bien balisé monte au sommet du volcan.


Grábrók n’est certainement pas le plus connu des volcans Islandais et encore moins celui dont vous entendrez parler aux informations. Pourtant, situé au bord de la route principale faisant le tour de l’Islande, nombre de voyageurs s’y arrêtent pour profiter de sa facilité d’ascension et de la vue qu’il offre.

Grábrók est le cône principal d’une série de trois, formés simultanément le long d’une fissure éruptive d’environ 600 mètres de long et dont l’activité remonte entre 3000 et 4000 ans selon Schwarzbach et Münich (1956). Il s’agit probablement d’un édifice monogénique essentiellement constitué de scories. Grábrók est également le mieux préservé des trois édifices puisque les autres ont servi jusqu’en 1962 de carrière de matériaux. Haut de 173m et dominant la vallée, on peut y observer un panorama magnifique vers les reliefs et glaciers alentours (voir par ici : http://jiffaco.cz/gallery2_ext/pano_zoom.asp?P=IMG27634_Grabrok).
Il surplombe surtout un immense champ de lave (champ de Berserk) de type AA faisant partie du système volcanique actif des Ljósufjöll, un des systèmes volcaniques les20plus longs d'Islande (50 à 70 km) et qui couvre une superficie de 720km².
 
On peut enfin noter pour les amateurs que l’eau de sources filtrée et issue de cet ensemble volcanique est utilisée par une distillerie pour produire une des meilleures vodka Islandaise…


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