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MontVesuve-LeChevalierVolaire Localisation : Province de Campanie - Italie


Coordonnées : 40.82 N
                      14.43 E


Altitude maximale : 1281 m (a.s.l)


Volcan gris - Stratovolcan



image: L'Éruption du Mont Vésuve.
Peinture réalisée par Pierre-Jacques Volaire (1729-1802).


Accessibilité : Une route monte quasiment au sommet du vésuve. Les derniers mètres pour atteindre le sommet se feront à pied. Pour atteindre le parking 3 solutions : la voiture (prévoir quelques euros pour le stationnement), le bus collectif ou privé (il semble que prendre un bus privé soit plus pratique) et enfin à pied. La descente dans le cratère nécessitera de s’affranchir d’un guide.



Situé à moins de 10 km à l’Est de sa seconde ville d’Italie, le complexe volcanique du Vésuve domine du haut de ses 1281 mètres la baie de Naples. Ce stratovolcan fait face à la mer Tyrrhénienne dans la région appelée Campanie et a été au cours des siècles passés l’un des trois phares de la Méditerranée occidentale au même titre que l’Etna ou le Stromboli.

Cet édifice est le représentant le plus imposant d’une région d’origine volcanique appelée « plaine campanienne » englobant 3 autres volcans majeurs. Deux d’entre eux ont été responsables de la formation des îles d’Ischia et de Procida et le troisième est connu sous le nom de Champs Phlégréens. Les complexes du Vésuve et les Champs Phlégréens sont situés de part et d’autre de la ville de Naples et se sont à plusieurs reprise dans les temps géologiques manifestés de manière violente. La plus emblématique des éruptions étant celle qui détruisit Herculanum et ensevelit Pompéi en l’an 79 et dont les événements ont été décrits par Pline le Jeune alors qu’il se trouvait sur une embarcation à plusieurs kilomètres du cataclysme. La description très détaillée de cet événement est à l’origine du nom donné à ce type d’éruptions extrêmement violentes capables d’éjecter des matières volcaniques à plusieurs kilomètres de hauteur : des éruptions pliniennes.

La mise à jour des villes de Pompei et Herculanum au 19ème siècle fera progressivement prendre conscience du risque encouru par les populations avoisinantes. Au fil du temps ce sont cependant près de deux millions d’habitants qui sont venus peupler cette région, la Campanie, malgré la certitude d’une future éruption volcanique de grande ampleur.
L’énorme risque potentiellement provoqué par un regain d’activité volcanique dans la région est à l’origine d’une forte mobilisation de la communauté scientifique pour déterminer l’histoire et le fonctionnement du Vésuve, ce qui en fait l’un des édifices volcaniques les mieux documentés de la planète.

L’édifice se présente sous la forme d’un cône tronqué d’environ 450 km² à sa base et possédant deux sommets distincts. Au Nord de l’édifice se dresse le « Mont Somma » (1149m) qui est le point culminant de la caldeira vestige du volcan originel avant son effondrement. Un Sud, le « Gran Cono » (1281m) est le point culminant de l’actuel Vésuve qui est venu progressivement s’édifier dans la caldeira de l’ancien volcan. Voilà pourquoi il est préférable d’appeler ce volcan le complexe « Somma-Vesuve ». Le sommet du grand cône est coiffé d’un cratère de 300 mètres de profondeur pour 400 mètres de diamètre.
Comme nous le disions précédemment, l’édifice Somma-Vésuve se trouve implanté au sein de la « plaine campanienne ». Cette plaine est en grande partie le résultat de l’accumulation d’ignimbrites (trachytes pyroclastiques) dans une période allant de 126 000 ans à l’éruption exceptionnelle datée de 39 000 ans.  C’est au cours de cette éruption que se sont déposés la plus grande partie de ces ignimbrites. Si la date de cet événement semble admise, son origine est toujours en discussion. La théorie la plus aboutie semble actuellement celle d’une genèse liée à une éruption des Champs Phlégréens.
L’origine du volcanisme de la région campanienne est liée au rapprochement des plaques tectoniques. La subduction de la plaque Afrique sous la plaque Eurasie entraîne un mouvement de rotation anti-horaire de la péninsule italienne. La conséquence est un étirement et un amincissement de la croûte continentale à l’Ouest provoquant la création de grandes failles crustales, l’apparition d’un bassin d’arrière arc représenté par la mer Tyrrhénienne et une remontée du moho qui ne serait qu’à 30 km sous la surface dans la région du Vésuve (Capuano et al., 2003).

L’apparition du volcanisme dans la région à été mis en évidence par des forages et remonte à environ 400 000 ans (Brocchini et al., 2001) bien que l’édification du Somma-Vésuve ne commencera qu’à partir de 39 000 ans. Une histoire détaillée du volcan a été développée dans la première moitié du siècle dernier, notamment par Alfred Rittman, puis reprise dans de nombreux ouvrages pendant plusieurs dizaines d’années. Cependant, l’amélioration des connaissances géologiques et des outils d’analyse du sous-sol ont eu raison des recherches publiées par ces illustres scientifiques et ont conduit à redessiner l’histoire du volcan.
Les premières traces d’édification du Mont Somma semblent donc datées d’environ 39 000 ans, soit juste après l’éruption des ignimbrites campaniennes. Pendant environ 20 000 ans le volcan va s’édifier en produisant de nombreuses coulées de laves et des explosions de faible intensité. A la fin de cette période « relativement calme » le Mont Somma devait ressembler à un stratovolcan de forme conique assez régulière et culminant à plus 2000 mètres.
A partir de 19 000 ans, l’activité de la Somma se modifie. Elle est caractérisée par une série d’éruptions pliniennes ou sub-pliniennes séparées par des périodes de repos de plusieurs siècles voire plusieurs millénaires et entrecoupées par des périodes d’effusions de laves. Les prospections réalisées sur le terrain précisent les dates des éruptions majeures qui vont profondément affecter la morphologie du Mont Somma :

-    18 300 ans : Pomici di Base ; (éruption sur le flanc SW) K-trachytic to K-latitic magmas
-    16 000 ans : Pomici Verdoline ; (éruption sommitale) K-trachytic to K-latitic magmas
-    8 000 ans : Pomici di Mercato (autrement connue sous le nom de Pomici Gemelle ou Ottaviano) ; (éruption sommitale) K-phonolite
-    3 800 ans : Pomici di Avellino; (éruption sur le flanc W-SW) K-phonolite– K-tephriphonolite
-    en 79 A.D. : éruption de Pompei ; (éruption sur le flanc S-SE) K-phonolite– K-tephriphonolite

Le comportement du volcan va de nouveau se modifier à la suite de l’éruption de 3800 (Pomici di Avellino) et entrer dans son cycle actuel avec une augmentation sensible du nombre d’éruptions d’ampleurs modérées et d’émissions de coulées de laves.
Le Grand Cône du Vésuve commença à se former à la suite de l’éruption de 79 grâce principalement à des périodes de croissances continues lors de phases appelées « open conduit activity ». A ces phases sont venues s’ajouter régulièrement des manifestations explosives dont les deux majeures sont les éruptions de l’an 472 (éruption Pollena) et de l’an 1631. De manière générale ces manifestations explosives viennent « terminer » des cycles éruptifs sur le volcan. 18 cycles ont ainsi été définis depuis l’éruption de 79 (Carta et al., 1981; Santacroce, 1987; Arrighi et al., 2001). Les dernières manifestations volcaniques sur l’édifice remontent à 1944, le volcan ne montrant aucun signe d’activité depuis lors.

L’activité sur le complexe Somma-Vésuve a été caractérisée par l’émission de magmas potassiques ou ultra-potassiques de compositions très différentes. Cette variation a été identifiée comme étant liée à des changements de composition du magma primaire alimentant le volcanisme en surface ainsi qu’à des processus de cristallisation fractionnés sous différentes conditions thermodynamiques (Santacroce, 1987; Ayuso et al., 1998; Peccerillo, 2005; Di Renzo et al., 2007; Santacroce et al., 2008. Sur les différents diagrammes réalisés à partir de différents échantillons de roche on observe ainsi que le magma primaire a évolué progressivement depuis une shoshonite vers un trachybasalte donc d’un magma de composition plutôt intermédiaire vers un magma basique et que les roches éruptées présentent une augmentation de l’alcalinité et de la teneur en potassium ainsi qu’une diminution de la teneur en silice avec le temps. Ces observations suggèrent fortement la présence de chambres magmatiques localisées dans les calcaire et dolomies d’âge mésozoïque présents dans la région, les différentes compositions dépendant donc de la profondeur de ces réservoirs, du taux de contamination avec l’encaissant, de la vitesse d’apport en magma depuis une région plus profonde.

Le comportement du volcan au cours de sa dernière période éruptive (1631-1944) caractérisé par une émission continue de laves très basiques fortement enrichies en éléments alcalins est par exemple expliqué par la présence d’une chambre magmatique proche de la surface (environ 3km, Fulignati et al., 2004) alimentée par différentes sources magmatiques situées entre 8 et 12 km (Belkin and De Vivo, 1993; Marianelli et al., 1999; Fulignati et al., 2004; Marianelli et al., 2005). Les éruptions résultantes en surface ont conduit périodiquement à une vidange complète de la chambre magmatique superficielle, se traduisant en surface par un changement de la nature de l’activité, d’effusive vers explosive. Chaque explosion de fin de cycle permettant de désobstruer le conduit des produits denses de la cristallisation fractionnée. Les scientifiques semblent admettre que le conduit a finalement fini par s’obstruer en 1944, ce qui explique la période de repos actuelle du volcan.

Malgré une très bonne connaissance des cycles éruptifs passés, malgré la précision des mesures physiques actuelles et la reconstruction réalisée de la sub-structure au droit du volcan jusqu’au Moho (De Natale et al., 2005), les éléments en notre possession ne permettent pas de répondre avec certitude aux deux questions les plus importantes : quelle intensité et quand ?

Le scénario d’évacuation de la région actuellement en place est prévu pour une éruption de type sub-plinienne, c’est à dire dans un ordre de grandeur comparable à l’éruption de 1631 mais la communauté scientifique milite pour la mise en place d’un plan pour chaque intensité d’éruption (plinienne, sub-plinienne, strombolienne violente, émission de cendres) qui sera déclenché en conséquence à l’approche de l’événement. L'Observatoire du Vésuve, le premier observatoire au monde dédié à la surveillance d’un volcan, est chargé de l’analyse des données envoyées en temps réel par les différents appareils de masure placés sur le volcan.

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Localisation : Ile de la Réunion - Océan Indien - France


Coordonnées :
21.23 S
                      55.71 E



Altitude maximale : 2631 m (a.s.l)



Volcan rouge


Accessibilité :



Le cratère Dolomieu, sur le flanc Est du Piton de la Fournaise, est le cône volcanique principal de l'édifice.
Photo Gauthier Gérard




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Localisation : Ile de Kyushu - Japon


Coordonnées :
32.75 N
                      130.3 E



Altitude maximale : 1483 m (a.s.l)




Volcan gris - Stratovolcan


Accessibilité : Monter le Mont Unzen n’est pas chose difficile. Pour cela il suffit de se rendre à la ville de Unzen, située au pied du volcan et de rejoindre ce que l’on appelle le Nita Pass (1080m), un petit complexe touristique et surtout point de départ des sentiers de randonnée. Pour rejoindre le Nita pass le choix ne manque pas : à pied compter un peu plus d’une heure depuis la ville, en bus ou en voiture (accès payant). Le point le plus haut des circuits de randonnée sera le Fugen-dake (1359 mètres) l’ancien plus haut sommet du complexe avant l’éruption de 1990-1996. Pour les moins marcheurs un téléphérique permet l’accès au Myoken-dake (1330m). En revanche ,l’accès au point culminant du volcan, le mont Heisei Shinzan, mis en place lors de la dernière éruption, reste rigoureusement interdit.



Le Mont Unzen (Unzendake) est un complexe volcanique situé sur l’île de Kyushu (Sud du Japon) au sein d’une dépression longue d’environ 35 km d’Est en Ouest et appelée « Unzen Graben ». Cette dépréssion, d’origine à la fois volcanique et tectonique, est l’un des nombreux bassins dits « d’arrière arc » qui s’étendent en échelon parallèlement au front volcanique principal situé environ 70 Km plus à l’Est. Le front volcanique et le volcanisme d’arrière arc sont ici liés à un contexte de subduction ou la plaque océanique philippine plonge sous la plaque eurasienne.

Le volume du complexe volcanique du Mont Unzen est estimé à 128 km3 et est divisé entre l’ "ancien" (120 km3) et le "jeune" Unzen  (8 km3):

    - Le Unzen "ancien" a débuté sa mise en place il y a 500 000 ans, âge mis en évidence grâce à de nombreux forages réalisés autours de l’édifice. Les plus anciennes roches affleurantes datent quant à elles d’une période allant de 300 000 à 200 000 ans. On pense aujourd’hui que ce volcan était à l’origine centré près du présent "jeune" Unzen avant d’avoir été déplacé par le jeu de mouvements de failles et profondément érodé.
    - Le Unzen "jeune" a été mis en place par quatre volcans : Nodake, Myokendake, Fugendake et Mayuyama. Les trois premiers sont datés respectivement de 100 à 70 000 ans, de 30 à 20 000 ans et de moins de 20 000 ans pour le Fugendake qui est le seul actif des trois actuellement. Le volcan Mayuyama est un peu à part puisqu’il a mis en place d’énormes dômes de laves sur le flanc Est du complexe volcanique il y a environ 4000 ans. Le taux de production des laves du "jeune" Unzen semble 10 fois moins important que celui calculé par les scientifiques pour la phase « ancienne ».


Au cours de ses 500 000 années d'existance le Volcan Unzen a émis des laves sous forme de dômes ou de coulées et des matériaux pyroclastiques d’une composition andésitique à dacitique. Les émissions de laves ont été majoritairement sous forme de coulées au cours de l’ "ancien" Unzen alors que la création de dômes a été majoritaire au cours des 100 000 dernières années ; cette constatation explique le taux de production de laves dix fois supérieur au cours de l’ "ancien" Unzen . Les produits des différentes éruptions ont recouvert les alentours du volcans sur un diamètre de plus de 20 km mais aucune éruption de grande ampleur (de type plinienne) n’a été recensée dans l’histoire du volcan.
A l’arrière d’une zone de subduction, les forces tectoniques et la circulation du magma entraînent un amincissement de la croûte (continentale ou océanique) et une remontée du magma : c’est la formation d’un bassin d’arrière-arc. Le complexe volcanique du Mont Unzen s’inscrit dans ce type contexte. Les premières traces de volcanisme dans le Unzen Graben sont datées de 4.6 Ma (Yokohama et al. 1982) avec la mise en place d’un basalte andésitique. Les dépôts volcaniques intercalés de dépôts marins se sont ensuite succédés jusqu’à la mise en place des andésites de « Tonosaka » il y a 500 000 ans puis la formation de l’« ancien » volcan Unzen. Le passage d’un basalte originel à une andésite puis une dacite est lié à l’importance de la contamination crustale enrichissant le magma en Silice.
Les laves émises sont composées de 57 à 67% de Silice à phénocristaux de hornblende et plagioclases auxquels s’ajoutent en plus petites proportions orthopyroxènes, clinopyroxènes, quartz, biotites et olivines.


Le mont Unzen possède le triste record de la plus grande catastrophe volcanique du Japon. Cet événement est survenu en 1792 à la suite de l’effondrement d’un dôme de lave mis en place sur le volcan Mayuyama. Les débris de cette avalanche ont violemment percuté l’océan, créant un tsunami dévastateur. La vague géante et les lahars hottèrent la vie à près de 15 000 personnes dans la ville voisine de Shimabara.
L’autre éruption marquante de ce volcan, la plus médiatisée, est celle qui s’est produite de 1990 à 1995. Durant plus de 5 ans le volcan a émis des laves dacitiques, créant un dôme actif au sommet du Fugendake. L’alimentation permanente de ce dôme a permis sa recréation à la suite de chaque effondrement gravitaire. Les nuées ardentes associées étaient de taille modeste jusqu’au jour du 3 juin 1991 où une nuée d’une ampleur inattendue emporta les époux Krafft ainsi que 41 autres personnes alors engouffrés dans une vallée sur les pentes du volcan (voir la vidéo). On dénombrera au plus fort de la crise plus de 10 coulées pyroclastiques par jour. Fort heureusement, Shimabara, alors que située à seulement 6 km du sommet du volcan, s’est trouvée en grande partie abritée des coulées pyroclastiques grâce à la barrière naturelle qu’offre le Mont Mayuyama, qui avait causé tant de dégâts à la ville en 1792.

Le chantier d’un forage de 1700 mètres, depuis la surface du Fugendake jusqu’à la base du volcan estimée à environ 1000 mètres sous le niveau de la mer, a vu le jour au début de l’année 2003 afin de déterminer avec plus de précisions les caractéristiques de fonctionnement de ce type de volcans. Malgré les difficultés techniques attendues les scientifiques semblent avoir réussi leur pari. Quelques éléments de réponses sur les données obtenues sont visibles sur ce lien.

voir la webcam du volcan



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Localisation : Bali - Indonésie

Coordonnées : 8.34 S
                      115.5 E


Altitude maximale : 3142 m (a.s.l)


Volcan gris - Stratovolcan



Vue du temple Pura Pasar Agung et du volcan (Gunung) Agung en arrière plan.

Crédit photo : Alexandre Pascault



Accessibilité : Deux chemins existent. Depuis le temple Pura Pasar Agung, compter environ 3h heures de marche par la voie Sud pour atteindre la côte de 2900 mètres. Pour atteindre le sommet du volcan il convient de partir depuis le temple Pura Besakih mais le dénivelé de 2000 mètres réserve ce chemin aux bons grimpeurs. Il semble que l’on puisse s’affranchir des services d’un guide pour cette ascension. En tant que point culminant de l’île le volcan accroche tous les nuages et le temps peut très vite tourner au froid et à la pluie.



Point culminant de Bali et véritable objet de culte pour les Hindouistes balinais, le volcan Agung domine du haut de ses 3142 mètres l’extrémité Est de l’île emblématique de l’archipel indonésien. L’édifice volcanique est composé d’un stratovolcan unique coiffé d’un cratère sommital de 500 mètres de diamètre pour 200 de profondeur. La vue depuis le sommet permet d’apprécier la forme parfaite de la Caldeira du volcan Batur situé à seulement quelques kilomètres au Nord-ouest. Cette caldeira est le résultat de l’effondrement du Batur sur lui même il y a environ 20 000 ans alors que le volcan avait une taille à peu près comparable à celle de l’actuel Agung.

Le moins que nous puissions dire est que ce volcan est peu documenté. En effet,  peu d’études scientifiques ont été menées visant à connaître son fonctionnement et la nature de ses rejets si bien qu’il est assez aisé de penser que son comportement est similaire à celui de son proche voisin, le Gunung Batur. Ce manque de données est lié à la relativement longue période d’inactivité séparant deux phases éruptives (environ 100 ans), ce qui semble court à l’échelle de nombreuses régions du globe mais long en Indonésie compte tenu du nombre de volcans en activité permanente.

Ce volcan a cependant fournit aux scientifiques les meilleures données concernant une perturbation atmosphérique volcanique lors de l’éruption de 1963, ce qui à notamment servi à élaborer un modèle sur la structure thermique atmosphérique. L’éruption, la seule répertoriée depuis 1843, produisit l’équivalent de 0.95 km3 de roches (Self et King, 1996). Les produits éjectés furent très hétérogènes en termes de composition, allant de basaltes jusqu'à des basaltes andésitiques et andésites ; ce qui tend à montrer un fort mélange au sein de la chambre magmatique. D’après Self et King,  le mélange a eu lieu peu de temps avant l’éruption avec l’injection de magma basaltique dans une chambre contenant essentiellement un magma andésitique. Une conséquence de cette hétérogénéité magmatique est que la dynamique de l’éruption fut elle aussi assez complexe, débutant par une importante coulée de lave à la fin février et évoluant petit à petit vers une dynamique explosive. Le paroxysme fut atteint le 17 Mars où de nombreuses nuées ardentes tuèrent plus de 1700 personnes.  

Aujourd'hui, et malgré l’apparition de temps à autres de quelques panaches de fumées s’échapant du cratère sommital, aucun signe de réveil du volcan ne semble être observé.



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